Blog bilingue(Arabe-Français)traitant divers sujets. articles éducatifs et instructifs qui sont en relation directe ou indirecte avec la lutte contre l'analphabétisation et l'éducation non formelle nationale ou internationale.
En comparaison avec l'année 2005-2006 qui avait enregistré 34 294 bénéficiaires dans le programme de l'Education non formelle (ENF), l'accroissement des effectifs en 2009-2010, avec 38 197, reste dérisoire. C'est le rythme annuel moyen auquel sont arrivés les pouvoirs publics pour résorber la masse de ces laissés-pour-compte de l'école depuis le lancement de ce programme en 1997.
L'ex-Secrétariat de l'ENF, dirigé par Aniss Birou au milieu des années 2000, ambitionnait de baisser le taux de déperdition scolaire à 2% annuels à l'horizon 2010 au lieu de 6%, sachant que le coût de l'éradication de l'analphabétisme des jeunes avait été estimé à 1,5 milliard de DH. Cette tâche s'avéra impossible.
Mais au-delà des chiffres, la philosophie de l'ENF consiste à corriger les travers d'une éducation formelle en désastre. En essayant d'abord d'arrêter le flux qui alimente le contingent des analphabètes, en identifiant les enfants qui risquent d'interrompre leur scolarité. Il s'agira alors d'un travail préventif touchant ceux qui ont des difficultés scolaires.
Ensuite, il s'agira d'offrir, dans le cadre d'un travail curatif, aux enfants non scolarisés ou ayant quitté précocement l'école, une deuxième chance dans le cadre de l'éducation non formelle, en vue de leur réinsertion scolaire ou de leur insertion professionnelle ou sociale. Objectif : travailler sur les causes qui font fuir les enfants de l'école pour les éloigner des comportements à risque (vagabondage, délinquance, exploitation dans le travail
) et essayer d'en retenir le plus grand nombre.
Le ministère de l'éducation nationale essaye, par le biais de l'ENF, de repêcher et de réintégrer dans l'éducation formelle ceux qui peuvent l'être parmi les enfant qui ont abandonné la scolarité.
264 associations et 950 animateurs ont été mobilisés en 2009-2010 pour faire ce travail, avec un budget de la direction de 47MDH.
L'opération «Child to child» (enfant pour enfant) qui se déroule tous les ans, et qui vise le recensement des élèves non scolarisés ou déscolarisés par les élèves scolarisés eux-mêmes, a vu pour cette année 2010 la participation des élèves de 7 128 écoles et 1 538 collèges à des campagnes de sensibilisation quant à la non-scolarisation et l'abandon scolaire.
Elle a vu aussi la formation de 500 000 élèves de la 6e année du primaire et 400 000 au niveau collégial sur les techniques de l'entretien, parmi lesquels plus de 70 000 élèves participeront à l'opération de collecte d'informations auprès des enfants non scolarisés.
